Un essai de recherche de pièces consiste à rejouer, sur une famille de pièces et un seul comptoir, des demandes réellement reçues, pour mesurer ce que l'outil retrouve avant de le déployer. Il dure quelques semaines et s'arrête sur des critères fixés d'avance.
Pourquoi ne pas brancher l'outil tout de suite ?
Un moteur de recherche de pièces vaut ce que valent le catalogue et les correspondances qu'on lui donne. Références remplacées, doublons d'articles, descriptions incomplètes : l'essai montre où en est le fonds avant d'engager un déploiement.
Comment choisir le périmètre ?
- Une famille de pièces ou une marque, pas tout le catalogue.
- Un seul comptoir, avec une équipe volontaire.
- Les exports que l'entreprise produit déjà, sans connexion à l'ERP pour commencer.
- Une durée fixée d'avance.
Quelles demandes rejouer ?
Celles que le comptoir a réellement reçues ces dernières semaines, dans les mots du client : une référence, une description, ou la marque et le modèle de la machine. Pour chacune, on note ce que l'outil répond et ce que le vendeur aurait répondu.
- La pièce est trouvée en stock.
- Un équivalent est proposé, avec sa note.
- Rien n'est trouvé.
- La réponse est fausse.
Que mesure-t-on ?
La part des demandes résolues, le temps de recherche, et surtout les réponses fausses. Une équivalence erronée coûte plus cher qu'une absence de réponse : elle part chez le client.
Le vendeur valide chaque proposition. L'outil ne commande rien et ne répond pas au client à sa place.
Comment décide-t-on de la suite ?
Les critères d'arrêt se fixent avant l'essai. S'il ne tient pas, on s'arrête là, et l'entreprise n'a pas payé un déploiement. S'il tient, on élargit à une autre famille, puis on relie l'ERP.
C'est la démarche que suit ZAFIR Comptoir, labellisé par le Pôle EMC2 en octobre 2026. Elle vaut pour d'autres cas que le comptoir : nous en décrivons quatre dans Cinq situations où l'IA sert dans une PME industrielle, sur le site d'Agel.
Questions fréquentes
Faut-il connecter l'ERP pour faire un essai ?
Non. Les exports du catalogue et des articles suffisent pour un premier périmètre.
Qui juge qu'une réponse est bonne ?
Le vendeur. C'est lui qui connaît les pièces et qui engage sa réponse devant le client.